Peu de mesures concrètes ont été apportées par la direction. Les syndicats laisse le temps aux négociations d'aller à leur terme mais n'excluent pas une nouvelle mobilisation
Les syndicats de la RATP ont exprimé leur déception devant "l'absence de mesures concrètes" de la part de le direction et du gouvernement, à mi-séance, lundi, de la deuxième réunion de négociations sur la réforme de leur régime spécial de retraite. Le programme de cette séance, prévue sur la journée, comporte quatre points principaux : la "préservation du niveau des pensions liquidées", le "dispositif d'évolution des rémunérations et carrières" et la prise en compte "de la spécificité des métiers et des parcours professionnels" et "d'éléments de rémunération pour le calcul de la pension".
"C'est une réunion très chargée, mais après plus de trois heures, l'entreprise ne nous donne pas le sentiment de vouloir s'engager dans des mesures concrètes", a déclaré Lionel Lopresci (FSI-Indépendants), à la presse lors d'une suspension de séance. La direction "a une attitude quelque peu provocatrice et si elle ne nous donne pas d'ici la fin de la journée des éléments concrets, je ne m'interdirai pas au nom du FSI d'en appeler à une nouvelle mobilisation", a-t-il menacé.
De son côté, Jacques Eliez (CGT) a regretté que "le dynamisme des négociations appelé de tous ses voeux par le ministre du Travail Xavier Bertrand, n'ait pas trouvé d'écho dans cette réunion". "L'Etat a des responsabilités et c'est à ses représentants qu'il revient de faire des propositions concrètes", a-t-il indiqué, ajoutant toutefois "laisser encore du temps" à cette négociation.
Enfin, Sud RATP, qui a accepté de "venir à ces négociations" uniquement "au titre d'observateur", a dénoncé "une grande bouffonnerie, un marché de dupes", affirmant qu'il n'y a "ce lundi, rien de plus à ce qui a été déjà dit et redit depuis le 13 octobre dernier". Pour Olivier Cots, son représentant, "le gouvernement n'apporte rien, il n'y a rien à négocier, les agents en fin de carrière se paieront sur leur propre productivité, en résumé on a fait grève pendant 10 jours pour rien !" a-t-il conclu.
Le direction de la RATP a fait savoir à l'AFP qu'elle ne s'exprimera qu'à l'issue du cycle complet de cette négociation, dont la dernière réunion est programmée le 13 décembre.
