Lundi 19 novembre 2007
1
19
/11
/Nov
/2007
15:32
Au bout de six jours,
la grève commence à coûter cher. A commencer,
bien sûr, par les entreprises concernées.
Le mouvement social contre la réforme des régimes spéciaux «a déjà
coûté à la SNCF plus de 100 millions d'euros», selon sa présidente Anne-Marie Idrac.
Soit la somme qu’elle pensait «mettre sur la table des
négociations». «D'un point de vue industriel, le fret vit une situation dramatique, souligne-t-elle.
Les risques de chômage technique d'entreprises faisant
appel à nos services sont réels, comme les menaces de rupture d'approvisionnement en hydrocarbures».
«Un grave danger» selon le Medef
A la RATP, l’addition s’élève à «24 millions d'euros», d’après son président Pierre Mongin. «C'est plus de 100 bus neufs qu'on aurait pu acheter avec cet argent,
c'est plus que l'intéressement que les salariés ont reçu l'année dernière», a-t-il déploré, appelant à
«conclure ce conflit» le plus vite
possible.
La grève commencerait aussi à peser sur les comptes d’autres entreprises.
Le Medef a ainsi demandé dimanche la reprise du travail «dès ce lundi», estimant que le
mouvement faisait courir aux entreprises «un grave danger». Selon l’organisation patronale,
«beaucoup d'entre elles sont menacées dans leur rentabilité, dans
leurs relations-clients, et donc dans leur pérennité».
La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a de son côté affirmé vendredi que
«les mouvements sociaux actuels» nuisent gravement à
l’économie française».
Des secteurs plus touchés que d’autres
Selon
«Les Echos»,
la grogne commence en effet à monter dans les entreprises du
privé. Et le quotidien de lister
les secteurs les plus touchés par la grève: l’industrie est en première ligne avec des surcoûts liés à l’utilisation de
transports alternatifs et des retards de livraison. Selon Oliver Marembaud, le directeur général délégué du fret à la SNCF,
près de quinze sites industriels en
France sont lundi au bord de la rupture d'approvisionnement en raison de la grève.
Viennent ensuite la distribution (retards de livraison également), commerce et grands magasins (baisse de fréquentation), salles de spectacle (idem). D’autres
professions tirent mieux leur épingle du jeu comme l’hôtellerie, la restauration, les taxis ou les loueurs de voitures et de parkings.
Par ........Vs me reconnaitrez! :)
0